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Traitement des déchets : l'usine d'incinération
Située à Sausheim, près de la station d'épuration, sa construction a débuté en avril 1997 et s'est achevée en mai 1999. Cette usine constitue la réalisation la plus importante du SIVOM en matière de déchets. Elle remplace celle de Didenheim qui ne répondait plus aux normes de rejets et était devenue obsolète après 25 ans de service. L'investissement s'est élevé à 54,8 millions d'Euros, en grande partie financé par le Conseil Général du Haut-Rhin, mais aussi l'Ademe et l'Agence de l'Eau Rhin-Meuse.
La nouvelle usine est dotée d'une technologie et d'équipements de pointe, notamment en matière de protection de l'environnement. Elle permet également de valoriser les ordures ménagères : brûler les déchets libère une énergie qui est valorisée sous forme d'électricité.
Le SIVOM a confié l'exploitation de l'usine à la société NOVERGIE.
Malgré des dysfonctionnements, à l'origine d'arrêts multiples, l'usine est opérationnelle mais dans des conditions éloignées de celles prévues contractuellement au marché. C'est donc en toute logique que le SIVOM a refusé de réceptionner l'usine en l'état. Une procédure est d'ailleurs encore en cours auprès du tribunal administratif... Des travaux, d'un montant de 16,5 millions d'Euros HT ont été réalisés. Ils ont permis de corriger autant que possible à ce stade, les non-conformités et dysfonctionnements de l'usine. D'autre part, pour être encore plus performant en termes de rejets et de protection de l'environnement, le SIVOM a voté le lancement de travaux portant sur le traitement complémentaire des fumées. Il anticipe même sur les futures normes requises. En effet, le nouveau système permettra de traiter les fumées au-delà de l'obligation réglementaire avec une réduction des oxydes d'azote (NOx) sensiblement plus importante que celle imposée par la directive européenne (80mg/m3 au lieu de 200).
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En savoir plus
Les avantages de l'incinération
Entre autres avantages, l’incinération permet une valorisation des déchets
ménagers : brûler les déchets libère une énergie qui est valorisée sous forme
d’électricité. Celle-ci est consommée par l’usine et la station d’épuration toute
proche, l’excédent est revendu à EDF. Chaque année l'usine peut ainsi produire
jusqu'à 75 000 MWh électriques, soit la consommation de plus de 17 000
habitants. D’autre part, l’incinération présente des garanties d’hygiène et de
protection environnementale : lors de la combustion, les agents pathogènes
contenus dans les déchets sont détruits ; après la combustion, les effluents
gazeux ou liquides sont traités de manière à préserver l’environnement selon
des normes extrêmement strictes. Le procédé de « four à lit fluidisé rotatif »
qui équipe l’usine permet une bonne homogénéité de la combustion et un
taux d’imbrûlés extrêmement faible. Les « mâchefers » (résidus solides
d’incinération, captés à la base du four et constitués de matériaux plus ou
moins incombustibles que contenait le déchet traité) qui subsistent sont
également valorisés : ils sont utilisés comme remblais pour les constructions
routières.
Schéma de fonctionnement de l'usine
Une technologie de pointe
- Le four : il s'agit d'un four "à lit fluidisé rotatif" qui utilise
le sable mis en mouvement par de l'air insufflé. On obtient ainsi une bonne
homogénéité de la combustion et un taux d'imbrûlés très faible dans les
"mâchefers". Ces résidus solides captés à la base du four sont constitués de
matériaux incombustibles contenus dans les déchets traités. Ils sont utilisés
comme remblais pour les constructions routières.
Une combustion très performante qui permet de réduire la teneur de polluants
dans les fumées et qui facilite l'incinération conjointe des déchets solides, des
boues de la station d'épuration et des déchets hospitaliers. Deux lignes de
fours équipent l'usine.
- la production d'électricité : chaque année l'usine peut
produire jusqu'à 75 000 Kwh/an grâce à la valorisation énergétique des
déchets. L'usine en consomme une partie et alimente également la station
d'épuration des eaux usées. L'excédent est revendu à EDF.
- Le traitement des fumées : un procédé qui comprend 4
phases : cyclone, électrofiltre, tour de lavage, module électrofiltrant, pour des
rejets atmosphériques propres. Efficacité sur tous les polluants contenus dans
les fumées.
L'usine en chiffres
En 2003, ce sont 118 000 tonnes de déchets solides (ordures ménagères,
déchets hospitaliers, déchets ménagers encombrants et déchets d'entreprises)
en provenance des 36 communes adhérentes au SIVOM qui ont été incinérées
à l'usine. Tout comme 20 400 tonnes de boues en provenance de la station
d'épuration toute proche.
Le traitement par incinération permet d'éliminer les déchets tout en produisant
de l'énergie : chaque année l'usine peut produire jusqu'à 75 000 MWh
électriques, soit la consommation de plus de 17 000 habitants.
L'usine emploie 53 personnes et fonctionne 24h/24, toute l'année.
Le déferraillage
Plutôt que de mettre en place un dispositif coûteux de collecte sélective des emballages métalliques, le SIVOM a fait le choix simple et efficace du "Déferraillage".
Concrètement, il s'agit de récupérer, trier et séparer les métaux ferreux et non ferreux contenus dans les ordures ménagères, directement à l'usine d'incinération :
- dans un premier temps AVANT l'incinération des déchets ménagers, en retirant le plus gros des emballages et objets métalliques
- dans un second temps APRES incinération de ces mêmes déchets ménagers, en retirant les métaux des cendres.
Le système entièrement mécanisé comprend un crible, un tamboiur magnétique (gros aimant) et un "courant de Foucault" (principe inverse à celui d'un aimant) qui permet de trier les particules non
ferreuses telles que le cuivre, l'aluminium ou le laiton.
Les métaux ainsi récupérés sont ensuite expédiés vers les filières de recyclage, où ils sont broyés, débarrassés de leurs impuretés puis fondus en mélange avec la matière vierge, avant d'être transformés en tôles,
pièces métalliques ...
Qualité de l'air : contrôle des rejets de l'usine